Je m’appelle Isaura de Sousa Ribeiro et je suis né au Cap vert (ancienne colonie portugaise) en 1971 de mère capverdienne et père portugais. Elevée par mes grands parents paternels à Portimão dans le sud du Portugal, j’ai passé une enfance ordinaire, même si je dois admettre qu’il y avait un vide dans mon cœur, quelque chose qui me manquait…. Pendant des années j’ai cru que c’était le fait de ne pas connaître ma mère. J’ai cherché à combler le vide avec la musique, l’alcool, les discothèques …. Mais quelque chose manquait toujours.
A l’âge de 12 ans, mon père, inquiet par mes mauvais résultats à l’école, décida de m’emmener vivre avec lui et sa femme à Lisbonne, capital du Portugal. Mais dans la grande ville, les choses n’ont fait qu’empirer… J’ai commencé à fumer l’héroïne à l’âge de 15 ans et en quelques années elle est devenue la « reine » de ma vie. Elle contrôlait mes pensées, ma vie et je me suis retrouvé dans une prison de mures invisibles où jour après jour je m’enfonçais d’avantage dans la dépression et le désespoir, je voulais souvent arrêter car je voyais comme ma famille soufrait à cause de moi, je volais à la maison et ça provoquait d’énormes querelles entre mon père et son épouse et ils ont essayé de m’aider en me faisant soigner chez des psychologues. De fois même, je pouvais rester « clean » 2 ou 3 semaines mais…je recommençais toujours. J’ai commencé à croire que la seule sortie était le suicide…
Un jour de Mai 1993 Un malheureux événement allait changer le coure de ma vie. J’étais dans la maison d’une amie dont les parents travaillaient toute la journée, ce que nous permettait d’y rester pour consommer de la drogue. Après avoir injecté de l’héroïne, je me suis évanouie et à mon réveil ma camarade m’a expliquer que j’avais fait une overdose et que j’étais inconscient pendant plus de dix minutes et que c’était sa sœur que se trouvait dans la chambre à coté qui m’avait fait une piqûre d’eau salé après laquelle j’ai repris conscience. En faite cette piqûre d’e au salé m’a probablement sauvé la vie, car lors d’une overdose d’héroïne, la pression descend jusqu'à l’arrêt cardiaque et respiratoire, mais le sel permet de remonter la pression sauvant ainsi la vie de la victime.
Je connaissais bien cette jeune fille, elle était parmi mes camarades consommateurs d’héroïne, mais quelques mois auparavant elle avait intégré l’Association REMAR d’où elle était revenue quelques jours seulement avant cet épisode que je vous raconte. En faite elle se cachait dans la chambre pour ne pas nous voir consommer de l’héroïne et pour ne pas être tenté à recommencer. Elle a profité pour me donner des conseils et pour me dire d’intégrer la REMAR. Beaucoup de gens m’avait déjà parlé de la REMAR et d’autres centres de réhabilitation et je m’en foutais, mais cette fois ci, quelques chose avait changé dans mon cœur, le contact avec la mort avait ouvert la route pour que j’accepte le changement.
En faite, dans les jours qui suivirent cet événement, Dieu a mis en œuvre Son Plan Parfait, et par une série de ce qu’à l’époque j’appelais des coïncidences, je me suis trouvée au Centre REMAR. Il y a eu même un Pasteur Chrétien qui a été informé par une voisine qui connaissait mon problème. Il est venu un soir nous rendre visite. C’est lui qui a voyagé avec mon père et moi plus de 600km qui séparent la maison de mes parents de la ferme où je devais me rendre pour intégrer la REMAR, où a l’âge de 21 an j’ai eu la grâce de NAITRE DE NOUVEAU et de recommencer ma vie.
J’ai vite compris que c’était Lui (Jésus Christ) que je cherchais depuis que j’étais enfant, c’était Lui Le Seul à pouvoir combler le vide et guérir toutes les blessures.
En reconnaissance au miracle opéré dans ma vie je suis venu en Afrique en 1994 comme missionnaire où Dieu avait préparé pour moi beaucoup d’autres miracles, Je me suis marier en 1996 avec Fernando Ribeiro. Nous avons 4 enfants et nous attendons le cinquième, nous avons aussi le privilège d’aider beaucoup d’autres enfants et jeunes démunis et abandonnés dans l’espoir qu’ils ne tombent pas dans les mêmes pièges que nous autrefois.
Je dois admettre que pendant ces 15 dernières années il y a eu des moments difficiles, des moments où je me demandais comment Dieu a pu me choisir moi pour Le servir. De fois, j’ai pensé à quitter l’association REMAR, à rentrer en famille, à terminer mes études (je fréquentait la deuxième année du cours supérieure de tourisme, je voulais être traductrice/interprète), mais j’étais incapable…à chaque fois que je pense à tourner mon dos au ministère, je vois le visage de la jeune fille qui m’a fait la piqûre d’eau salé et j’écoute la tendre voix du Père : « De la Mort je t’ai délivré, tu m’appartiens… » Et la vérité c’est que je ne suis pas missionnaire parce que je suis gentille ou parce que j’ai plus de foi que quelqu’un d’autre, mais seulement parce que je ne peux pas résister à l’appel de Celui qui m’a délivré des ténèbres et m’a fait connaitre Sa merveilleuse Lumière. Aujourd’hui je comprends comme chaque événement de ma vie a fait de moi la personne que je suis et même les souffrances et les malheurs ont été nécessaires pour me former comme l’argile dans les mains du potier.
Je peux sans crainte et sans avoir honte de mon passé affirmer que je vois clairement la main de Dieu dans la façon si Merveilleuse à accomplir Son plan dans ma vie. Si toi aussi tu te trouves dans une situation difficile, si tu te sens le pire des pécheurs, sache que Dieu nous brise souvent par la souffrance et lorsque tout le monde nous abandonne et nous considère perdu, Dieu se manifeste, car « Il choisi les choses viles du monde, celles qu’on méprise, celles qui ne sont pas, pour réduire à rien celles qui sont, afin que nulle chair ne se glorifie devant Dieu » (1 Corinthiens 1 :28).
J’espère que en lisant ses mots tu puisses aussi croire en Jésus, croire qu’Il est Bon et que Lui seul a le pouvoir de nous sauver.
Ne gaspilles pas ta vie dans des chemins ténébreux qui mènent à la ruine, mais cherche Dieu et tu auras la Vie.
Amen





